Craindre et demander la protection des grands de ce monde, ou prier Dieu avec foi pour sa protection ? Esdras 8.1, 15-23

Quelle belle démonstration de
foi de la part d’Esdras !  Il ne se
décourage pas du manque de participation, mais fait confiance à Dieu pour
attirer de bons travailleurs et les motiver. 
Mais, ce qui m’impressionne encore plus est sa phrase :

«
J’aurais eu honte de demander au roi une escorte et des cavaliers pour nous
protéger contre l’ennemi pendant la route, car nous avions dit au roi: La main
de notre Dieu est pour leur bien sur tous ceux qui le cherchent, mais sa force
et sa colère sont sur tous ceux qui l’abandonnent. »  vs 22

En effet, lorsque tu parles de
ta foi en ton Dieu, il faut aussi que tu le démontres par la confiance, qu’Il
est là pour toi.  Quelque chose qui
manque à beaucoup de croyants depuis bien longtemps, et voici que quelques
exemples : 

–      
Les
chrétiens dans l’empire Romain qui se sont confié en un nouveau César qui se disait
croyant.

–      
Les
catholiques de l’Europe qui se fiait aux rois, qui étaient de mèche avec les
papes, pour contrôler la religion et le peuple.

–      
Les
missionnaires des derniers siècles qui se sont rapprochés des colonisateurs,
souvent profiteurs, pour avoir la protection dans ces pays où ils allaient
annoncer … la paix en Christ.

–      
Les
Nord-Américains qui se disent croyants, mais qui ont besoin de se voter un chef
d’état qui protègera leurs valeurs.

Et l’histoire se répète avec la
crainte des hommes plutôt que la foi en Dieu !

 

Mais qu’en est-il de moi ? J’aime
parler de ma confiance en Dieu, comment j’ai remis ma vie à Jésus, etc., mais
quand arrive l’épreuve, ou quand le danger est possible … est-ce qu’on va
reconnaitre ma foi.

 

Anecdote : Je me souviens avoir rencontré un homme qui devait
placer mon argent de pension pour mes vieux jours ! Il savait que j’étais
croyant. Quand il est venu le temps de décider où serait placé l’argent de ma
pension, j’ai refusé de le placer dans des compagnies qui avaient des valeurs
contraires à mes convictions. Il m’a dit : « Mais, M. Lemée, ce sont
les compagnies qui rapportent le plus de revenus. » Je lui ai donc dit :
« René, je t’ai dit que je crois que Dieu est mon protecteur ? Il sera
donc celui qui permettra à mon argent de fructifier, ou non, je m’en remettrai
à Lui. Mais IL s’attend à ce que je fasse de bons choix, par la foi. Il est
temps que mes actions suivent mes paroles. »

 

Donc Esdras avait parlé de sa
foi et il était maintenant temps de le démontrer.  Mais cela n’a pas empêché sa crainte, et il a
donc fait ce qui est essentiel quand tu as foi en Dieu.

« C’est à cause de cela
que nous jeûnâmes et que nous invoquâmes notre Dieu. Et il nous exauça. »

Ah, je ne vous ai pas dit le
résultat de mon anecdote, ci-haut … Dieu m’a exaucé ! 😉

Jeûner et prier !  Pas une mauvaise idée pour moi aujourd’hui !

 

Esdras 8.1, 15-23

Voici les chefs de familles et
les généalogies de ceux qui montèrent avec moi de Babylone, sous le règne du
roi Artaxerxès.

Je les rassemblai près du
fleuve qui coule vers Ahava, et nous campâmes là trois jours. Je dirigeai mon
attention sur le peuple et sur les sacrificateurs, et je ne trouvai là aucun
des fils de Lévi. Alors je fis appeler les chefs Éliézer, Ariel, Schemaeja,
Elnathan, Jarib, Elnathan, Nathan, Zacharie et Meschullam, et les docteurs
Jojarib et Elnathan. Je les envoyai vers le chef Iddo, demeurant à Casiphia, et
je mis dans leur bouche ce qu’ils devaient dire à Iddo et à ses frères les
Néthiniens qui étaient à Casiphia, afin qu’ils nous amenassent des serviteurs
pour la maison de notre Dieu. Et, comme la bonne main de notre Dieu était sur
nous, ils nous amenèrent Schérébia, homme de sens, d’entre les fils de Machli,
fils de Lévi, fils d’Israël, et avec lui ses fils et ses frères, au nombre de
dix-huit; Haschabia, et avec lui Ésaïe, d’entre les fils de Merari, ses frères
et leurs fils, au nombre de vingt; et d’entre les Néthiniens, que David et les
chefs avaient mis au service des Lévites, deux cent vingt Néthiniens, tous
désignés par leurs noms. Là, près du fleuve d’Ahava, je publiai un jeûne
d’humiliation devant notre Dieu, afin d’implorer de lui un heureux voyage pour
nous, pour nos enfants, et pour tout ce qui nous appartenait. J’aurais eu honte
de demander au roi une escorte et des cavaliers pour nous protéger contre
l’ennemi pendant la route, car nous avions dit au roi: La main de notre Dieu
est pour leur bien sur tous ceux qui le cherchent, mais sa force et sa colère
sont sur tous ceux qui l’abandonnent. C’est à cause de cela que nous jeûnâmes
et que nous invoquâmes notre Dieu. Et il nous exauça.