Est-ce que tu me connais ? Galates 4.8-18
Un tout petit bout de phrase qui me frappe entre les deux yeux ce matin :
« … « ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, … » vs9
Est-ce que je suis connu de Dieu ?
On parle tellement de connaître ! On en parle dans nos écoles, nos
universités, nos discussions, nos conversations sur Facebook … je
connais ceci et cela. Ça fait du bien de faire l’étalage de mes
connaissances, de dire que je connais quelque chose… ou quelqu’un !
Cette connaissance qui enfle notre tête :
« … La connaissance enfle, mais l’amour édifie. » 1 Corinthiens
8.1
Cette connaissance est celle que nous accumulons comme une richesse et dont
nous nous vantons. J’ai même entendu un prédicateur évangélique, qui parlait du
moment fort de sa vie (il avait des photos pour le démontrer) où il a connu
mère Teresa ! Ça m’a un peu surpris et beaucoup déçu de ce prédicateur,
mais ce n’est pas la connaissance dont nous parlons ici.
Il ne faut pas confondre, avoir de la connaissance au sujet de quelqu’un et
connaitre comme une relation entre les deux personnes.
C’est de cette connaissance que Paul nous parle ici. Une connaissance qui
implique une relation mutuelle. C’est ce genre de connaissance qui me présente
comme un enfant de Dieu, un sauvé, un élu … car je connais Dieu et je suis
connu de Lui. Il y a une relation !
Paul nous remet sur la bonne voie avec son « plutôt » :
« mais à présent que vous avez
connu Dieu,
ou plutôt
que vous avez été connus de Dieu. »
Voici un principe essentiel pour ma vie spirituelle. Il est bien beau
de dire que je connais Dieu, mais est-ce qu’il me connaît ?
Mais comment comprendre ce « connu de Dieu » ? Encore une
fois, ce n’est pas une simple connaissance au sujet d’une personne, car il est
évident que Dieu connaît tout le monde, mais ici on parle d’une relation. Qui
plus est, une relation réciproque ! Est-ce que j’ai une relation avec
Dieu ?
Est-ce que je veux vraiment le connaître ? Est-ce que je désire qu’IL
me connaisse ? Est-ce que je veux lui ouvrir ma vie, mon cœur pour qu’Il
me connaisse ? Il me tend la main dans les moments les plus difficiles,
dans les moments où je suis perdu, mais est-ce que je veux prendre sa main
? Est-ce que je veux lui remettre ma vie pour qu’il en fasse ce qu’il
sait faire plus que tout autre … changer une défaite en victoire, une perte
en gain, un échec en succès. Mon ami Luc me disait : « Changer un
ouache en wow ! » Prendre ma
mort et me donner la vie !
Et ce principe s’applique aussi dans le reste de ma vie ! On peut
avoir de la connaissance « au sujet » d’une personne. C’est ce que
font les « fan », les « groupis ». Mais connaitre, dans le
sens d’avoir une relation ? Le peut-on ? Le veut-on ?
Je connais mon ami,
mais est-ce qu’il me connaît ? Je connais Mimi, mais est-ce qu’elle me
connaît ? Je peux même tout dire à l’autre, mais est-ce que je désire
cette relation, qui le laissera avoir un impact dans ma vie, et même changer ma
vie ?
C’est ce genre de
relation que Dieu voudrait avec moi, mais elle doit être réciproque. Lui l’aimerait,
mais maintenant « la balle est dans mon camp » et il ne me forcera
pas la main. Voici le choix personnel qui me revient ?
Oui, le bonheur, entre deux individus, peut exister lorsque l’on donne de soi, pas
lorsque l’on prend. Lorsqu’on sert, pas lorsqu’on est
servi.
Être connu, veut dire répondre à celui qui te tant la
main pour te connaître. Permettre à l’autre d’avoir un impact dans
ta vie. Parce que tu l’aimes, mais aussi parce que tu as besoin de
l’autre. Dieu premièrement, qui te tend la main pour le salut, et
les autres ensuite, qui te tendent la main pour t’aider.
Et si tu es bien tout seul dans ton monde de suffisance, car tu n’as besoin
de personne …, je suis bien désolé pour toi. C’est à ça que ressemblera l’enfer !
Des gens tout seuls qui n’ont besoin de personne, pour l’éternité.
Ils l’ont démontré dans leur vie, car ils n’ont eu besoin de
l’autre que pour prendre. Ils n’ont
pas eu besoin de Dieu, au point de ne pas avoir besoin de le rencontrer chaque
matin, simplement pour réussir à passer la journée !
Moi, je préfère être au paradis où chacun aura besoin
de l’autre, pour donner et recevoir, une vraie relation. Seigneur, je désire que tu me connaisses.
Galates 4.8-18
Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous
serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature; mais à présent que vous
avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment
retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous
voulez vous asservir encore? Vous observez les jours, les mois, les temps et
les années! Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous. Soyez comme moi,
car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en supplie. (4:13) Vous ne
m’avez fait aucun tort. Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la
chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Évangile. Et mis à
l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m’avez,
au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ. Où donc est
l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été
possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. Suis-je devenu
votre ennemi en vous disant la vérité? Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas
pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour
eux. Il est beau d’avoir du zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non
pas seulement quand je suis présent parmi vous.