Généreux avec tes richesses et avares avec ton temps.  1 Timothée 6.17-21

Eh bien, nous avons parlé de long en large des pauvres et des riches et de
la nécessité de ces derniers de partager leurs richesses sous un principe
d’égalité. Le riche doit se réjouir de ce que Dieu lui a donné, car il peut le
partager.

Donc, est-ce que le riche doit s’attrister d’avoir de la richesse, de
l’abondance ?

–       Oui … s’il les garde
plutôt que distribuer cette abondance.

–       Non … s’il distribue
toute cette abondance qu’il a.

 

Ouvrons une parenthèse ! Nous avons longuement parlé de l’abondance et
de ce qu’elle représente. Elle est le surplus de ce qui m’est nécessaire pour
vivre. Comme une tasse qui serait ma vie. Lorsque j’ai tout ce dont j’ai besoin
pour vivre, je suis comblé. Certaines personnes, n’ont pas assez dans leur
tasse pour vivre. Si donc, ma tasse est en abondance, c.-à-d. qu’elle déborde,
je prends l’excédent et le donne pour remplir la tasse de celui qui en manque.
Et mon bonheur vient ainsi de pouvoir donner. PAS d’avoir en abondance pour
moi, mais d’avoir en abondance pour donner à l’autre. Et c’est ce que veut dire
Paul au verset 18 « pour que nous en jouissions ». Le mot traduit par
jouir est apolausis. Le apo, ici, nous parle de ce qui est parti.
Je dirais donc « et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses
incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous permet d’avoir un surplus et
quelle joie nous aurons de l’avoir donnée à ceux qui en ont besoin. »

Si tu penses que ce passage encourage le riche à jouir de son abondance …
tu n’as rien compris aux enseignements de Paul et encore moins de l’évangile de
Christ, dont la joie a été de tout donner pour moi, même sa vie !

Donc, encore une fois, le riche ne peut être heureux qu’en regardant ses richesses
« passées » et au plaisir qu’il a pu avoir à les distribuer.

Et celui qui les conserve et les expose pour sa propre élévation ? Je
ne voudrais pas être à sa place ! Il profite, de ce qui est dû aux autres
et il s’élève, se glorifie, de ce qui appartient à Dieu !

Ces richesses ne sont pas de moi et à moi, et je peux les perdre à tout
moment. Attention !  Elles sont un test et ton partage déterminera
où est ton cœur.  Un jour, tu feras face
au juge, qui évaluera ce que tu as gardé et donné.  Passeras-tu le test ?

Ensuite, chercher à être riche en bonnes œuvres, en faisant du bien avec l’abondance
qu’on m’a prêté pour un temps. J’ai beaucoup ?  Cela veut dire que j’ai un grand potentiel de
bonheur si je m’en sers pour faire du bien pour donner aux autres ! Voici
le « capital », ou « fondation », sur laquelle je veux
bâtir ma vie – générosité et libéralité.

« … il faut soutenir les
faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même : Il y a
plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » 
Actes 20.35 et Luc 14.12

 

Le dernier point est de veiller, mais plus que veiller, car les mots grecs
utilisés, et traduits ici par « garde le dépôt », font référence à
garder, comme un soldat, un trésor qui est ce temps limité que j’ai.  Pour cela, il ne faut donc pas perdre de
temps avec ceux qui veulent disputer constamment sur des sujets qui les
détournent eux-mêmes de la foi.

Nous parlons ici de discours creux ! Comme un pot sur lequel on
cogne et le son qu’il en sort nous dit que le pot est vide. Est-ce qu’il en est
ainsi de ma tête ? Est-ce qu’elle est remplie de pensées vaines, ou sons
sans valeurs, vides ? Ce que plusieurs appellent la « connaissance »,
mais qui est contraire et éloigne de la foi.

Arrêter de résonner comme un pot vide et raisonner sur ce que je vais faire
de tout ce qu’y m’a été donné. Résonner dans mes pensées ou raisonner sur mes
actions ?

Il est facile de pointer aux sciences et connaissances de ce monde, mais
qu’en est-il de nos écoles théologiques ? Nous n’avons jamais eu autant de connaissance
théologique. De diplômés, de « docteurs » et de théologiens pour
« comprendre » Dieu et nous l’expliquer. Mais nous vivons dans un
monde « chrétien » confus, qui ne sait plus reconnaitre la foi et ses
œuvres. Où, même les croyants, ne lisent plus la Parole de Dieu, car ces
érudits l’ont rendue trop compliquée.

NON ! Maintenant il est temps d’être avare de tout ce temps qui est
perdu dans les discours creux et les arguments de ce que l’on appelle à tort
« la connaissance ». Revenons à la foi et ses bonnes œuvres.

En résumé, distribue tes richesses et ne gaspille pas ton temps. Soit généreux
avec tes richesses et avares avec ton temps.

 

1 Timothée 6.17-21

Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être
orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines,
mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que
nous en jouissions. Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes
oeuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité, et de s’amasser ainsi pour
l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie
véritable. O Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et
profanes, (6:21) et les disputes de la fausse science dont font profession
quelques-uns, qui se sont ainsi détournés de la foi. Que la grâce soit avec
vous!