Je suis héritier !  Galates 3.10-16

Alliance ou testament ? Beaucoup préfèrent l’alliance et
parlent des grandes alliances de l’homme avec Dieu, spécialement durant toute
l’histoire d’Israël.  Adam, Noé, Moïse, Abraham, David …  Dieu choisit des hommes particuliers, une
nation pour leur remettre un héritage !  Mais cet héritage ne pouvait être
remis à une descendance qui ne reconnait pas le Père, une descendance qui brise
l’alliance !  Et quel homme peut vraiment faire alliance avec Dieu ?  Ainsi, la loi, condition de l’alliance,
devient une malédiction, comme nous le dit ici Paul.

Je préfère le mot « testament », car il est une
forme d’alliance, mais où les parties ne sont pas égales, et entre l’homme et
Dieu, cela est évident.  Toutes les alliances d’hommes avec Dieu ne
pourront être accomplies qu’en Jésus-Christ, car il est le seul qui a tenu sa
parole, jusqu’à la fin.  Il a accompli l’alliance et est le bénéficiaire
de cette alliance. Il est mort et son testament peut maintenant être lu !

Celui qui reconnait son péché, se repend de ses œuvres,
et accepte par la foi sa responsabilité dans le sacrifice d’un innocent, celui-là
a son nom écrit sur le testament et pourra recevoir tout ce qui a été légué par
le Père, à son Fils.

En Jésus nous avons un vrai héritage, l’exécution d’un « nouveau
testament » ! (Hébreux 9.15-17)

Merci mon Dieu pour cet héritage que je ne mérite pas !

 

Pour aller plus loin :

Difficile de faire la distinction entre alliance et
testament. Un mot est utilisé et qui peut être traduit par alliance ou
testament, en fonction du choix du traducteur. 

En Hébreux, ce mot
est bariyth, et
en Grec c’est, deeathaykay.
 

Et en réalité le testament est une forme d’alliance, mais
pas dans le sens d’une entente entre parties égales. Lors d’une alliance, il y
a entente entre parties et chacun doit accomplir sa part de l’alliance pour qu’elle
soit accomplie ou respectée. Bien sûr, il est évident que l’homme n’a jamais
accompli sa part de l’alliance.

En revanche, le testament est aussi une entente, mais
entre celui qui donne ce qu’il a de plus précieux à celui qu’il aime. Cela est
légué à la mort du testateur.  J’aime le mot anglais « will »
pour testament, et qui reflète l’aspect de l’exécution futur d’une action
voulue.  I will = je ferai.  J’aime ce mot, car il met l’accent sur
la volonté du testateur envers le bénéficiaire. La volonté de Dieu qui
s’accomplit envers celui qui est bénéficiaire du testament.  

Il est d’ailleurs intéressant, mais aussi triste, de
constater que ceux qui se disent « réformés », et affirment vouloir
défendre si ardemment le principe de la « volonté de Dieu », soient
aussi ceux qui sont le plus attachés au terme « alliance ». Pourtant,
eux comme tout homme, n’ont jamais réussi à accomplir cette alliance !  Un
peu de contradiction ici ?

Pour moi, mon sauveur a accompli l’alliance, il est mort pour
moi, et je sais que je recevrai l’héritage, promis dans son testament. Je le
sais par la foi en « Sa Volonté » !

 

Galates 3 : 10-16

Car tous ceux qui s’attachent aux oeuvres de la loi sont sous la
malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui
est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique. Et que nul ne
soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le
juste vivra par la foi. Or, la loi ne procède pas de la foi ; mais elle dit :
Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. Christ nous a rachetés
de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est
écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, – afin que la bénédiction
d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous
reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis. Frères (je parle à la
manière des hommes), une disposition en bonne forme, bien que faite par un
homme, n’est annulée par personne, et personne n’y ajoute. Or les promesses ont
été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités,
comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et
à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.