Le courage de mes convictions ou la crainte des conséquences ? Galates 2.7-14
C’est une chose de ne
pas faire de favoritisme, mais c’est une autre de prendre action face au
favoritisme. Paul a ici le courage de ses convictions, même lorsqu’il
s’agit de prendre action ouvertement face à d’autres chrétiens qui sont des
piliers de l’église. Certains hommes ont eu ce courage de leurs convictions.
Paul, Luther, Bonhoeffer, pour n’en nommer que trois, et ils ont parfois
payés par leur vie. Et même, parfois, ils sont par la suite eux-mêmes
tombés dans les mêmes pièges, comme Luther. Qu’est-ce qui nous empêche
d’avoir ce genre de courage ?
Peur des conséquences
douloureuses, peur du jugement, peur de … En résumé, nous sommes tous
craintifs face aux conséquences ! Mais quelles sont les conséquences
d’agir en comparaison de celles de ne pas agir ? La conséquence sur terre
peut paraître très faible quand je considère faire face à Dieu un jour avec mes
actions, paroles et pensées !
En passant, pour ceux
qui n’aiment pas beaucoup les religions (comme moi), il ne faut pas confondre,
conviction qui est prête à payer le prix de sa vie, et conviction qui est prête
à payer le prix de la vie des autres ! Comme les extrémistes de plusieurs
religions ou croyances.
Et de l’autre côté,
il y a tous ceux qui ne croient pas devoir faire face à Dieu. Donc, selon
eux, il n’y aura aucune conséquence plus tard ! C’est peut-être pour cela
que nous vivons dans un monde où nous pouvons fermer les yeux sur l’injustice,
la corruption, le mensonge. Il est bien mieux de ne rien dire et être
tranquille maintenant !
En résumé, pour ma
part, je sais que je ferai face un jour aux conséquences de mes actions,
paroles et pensée. Seigneur, donne-moi le courage de défendre la vérité.
Pas en fonction de ma satisfaction ou protection, mais en fonction de
cette vérité que toi tu chéris. Cette vérité qui cherche à rejoindre
l’homme et le sauver ! C’est ce que Paul à fait en reprenant Pierre ! C’est ce que Pierre a fait en acceptant la
réprimande !
Galates 2.7-14
Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été
confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, – car celui qui
a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des
païens, – et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas
et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à
Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les
païens, et eux vers les circoncis. Ils nous recommandèrent seulement de nous
souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire. Mais lorsque Céphas
vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. En
effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait
avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à
l’écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de
dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.
Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à
Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens
et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?