Mon roi va tomber ! Ai-je encore la foi ? Luc 22.54 – 23.12
Premièrement, quelle est ma réponse face à la vérité ? Surtout une vérité qui semble échouer ! référence – Luc 22.54-71
Voici une description de toutes les attitudes face à la vérité. Jésus est cette vérité :
« Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Jean 14.6
Ultimement, la vérité triomphera ! Mais en attendant la victoire, quelle est mon attitude face à ce qui peut sembler être l’échec de la vérité ? Facile à dire quand tout va bien, mais quand tout va mal … comme ici lorsque le Christ ne règne pas, mais est crucifié !
Commençons par ceux qui rejettent la vérité. Ici, le souverain sacrificateur et tous ceux qui le suivent. Jésus les connait et sait que leur choix est fait et ne changera pas. Ceux-là :
- choisissent le mensonge,
- ne veulent pas croire,
- ne se remettrons pas en question et n’accepterons pas que l’on questionne leur choix.
Ensuite, ceux qui ont reconnu la vérité. Ici nous avons trois disciples qui nous démontrent les trois attitudes de ceux-là qui croient. Lorsque l’épreuve, le test arrive, les trois craindront, mais comment réagiront-ils :
- Juda: Il manipule la vérité. Il trahit et fait partie du problème. Ici Juda va essayer de manipuler Jésus. Il dit : « Ça va fonctionner à ma façon. »
- Pierre : Il contrôle la vérité. Quand ça n’avance pas comme il veut, il fuit et ne pourra faire face au problème. Pierre a voulu dire à Jésus comment faire et le diriger. Il dit : « Comme je veux ou bien je m’en vais ! »
- Jean : Il soutient la vérité. Malgré l’échec apparent, il persévère et suit le maître … jusque devant la croix ! Il dit : « Je ne comprends pas, mais je crois que Dieu est en contrôle. »
Maintenant, la question est pour moi : Dans quel groupe est-ce que je suis ? Ne nous fions pas à la religion, ou à l’affirmation : « Je suis chrétien, je crois en lui. » Car, lorsque la vérité sera devant moi et remise en question … est-ce que je vais croire, ou refuser de me remettre en question ?
Et attention, la vérité :
- Je ne peux la posséder.
- Je ne peux la manipuler.
- Je ne peux la contrôler.
- Je ne peux que … me laisser posséder, manipuler et contrôler par elle.
La vérité ne me servira pas, je dois la servir. Suis-je prêt ? Quelle est mon attitude lorsque l’épreuve arrive et que MA vérité est remise en question ? Quelle aurait été mon attitude devant le Christ qui ne règne pas, mais est crucifié ?
J’allais oublier ! Il y a aussi le groupe le plus nombreux, lors de la crucifixion. Tous ceux qui n’ont pas pris position, et qui « regardent le spectacle », pour voir qui gagnera, et ensuite, ils décideront ! Comme tous ceux-là, dans notre monde, qui attendent jusqu’à la fin de leur vie, ou du monde. Mais la fin … c’est trop tard !
Et après les différentes réponses des hommes face à la vérité, voici la réponse de Dieu face au mensonge !
Le silence de La Parole pour le cri de mon Salut ! Référence – Luc 23.1-12
Les principaux sacrificateurs l’accusent à tort. Trois mensonges :
- « Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte,
- empêchant de payer le tribut à César,
- et se disant lui-même Christ, roi. »
Jésus a parlé en son temps avec intelligence, et a démontré par des signes et miracles, mais maintenant ils le rejettent. Eux lui demandent donc de parler et de leur montrer des signes, mais celui qui est La Parole, se tiendra maintenant silencieux. Il ne se défendra pas, car il va maintenant accomplir le but de sa venue : Être rejeté des hommes, même par son peuple, et maintenant mourir pour l’homme.
Mais n’est-il pas en train d’accepter ce que disent les menteurs, s’il ne dit rien pour les contrer ? Non, Lui, qui est la vérité, n’entrera pas sur le terrain des menteurs. Et plutôt que combattre ce menteur, Jésus prendra sur lui-même « le mensonge » !
C’est le péché de l’homme qu’il prend sur ses épaules et je pense qu’il est temps de lire la prophétie de Daniel, pour comprendre ce qu’il doit subir :
« Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Éternel ? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu’il n’eût point commis de violence et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche. » Ésaïe 53.1-9
Donc, pour revenir à ce texte d’aujourd’hui, les pharisiens et les scribes veulent le lion de Juda.
Mais n’est-ce pas ce que les gens veulent encore maintenant ? Ils veulent :
- Être frappés par l’éloquence, de prédicateurs flamboyants qui enflamment les foules.
- Être convaincus par des signes, des miracles, des guérisons et le succès.
- Suivre une religion conquérante qui soumet tous ceux qui ne croient pas à son message.
- Des dirigeants qui sont reconnus par les autorités politiques les plus puissantes.
Mais Lui ne sera que l’agneau immolé ! Et ainsi, il va s’acquérir un peuple de serviteurs, qui n’ont pour règle que l’amour. Ça, ce sont les chrétiens ! Eux qui n’ont pour règle que la Parole de Dieu, écrite il y a 2000 ans, sans preuves historiques, dans un contexte bien différent, prêché par de simples hommes :
- Pas compliqués, mais simples de cœur et démontrant l’amour de Dieu, malgré l’épreuve.
- Pas celui qui dit : « viens, je vais te montrer le chemin du succès », mais « crois parce qu’IL est mort pour toi, malgré les échecs et les épreuves. »
- Pas qui veut recevoir, mais qui est prêt à donner, jusqu’à sa vie.
- Pas ceux qu’ont envie pour leurs conditions, car souvent les moindres des hommes (Éphésiens 3.8), comme leur sauveur !
Tout a été fait, nous en sommes témoins dans les lignes de ce texte, de cette triste, mais belle histoire. Triste, par le résultat de cette journée, belle par la conséquence pour l’éternité. Lui qui est la Parole, se fera silencieux pour mon salut ! Il gagnera mon âme pas son silence, par ses souffrances ! Le choix est à moi, à toi maintenant de crier à Lui pour ton salut !
Et la question qui fait mal :
Qu’en serait-il de ta foi si :
- Si tu étais rejeté de tous ? Je veux dire tous ! Parents, amis, employeur, monde ?
Anecdote 1 : Un jour j’ai été rejeté par la famille, l’église (visible), mes coouvriers, et même mon environnement physique s’effondrait (ma maison) ! J’ai pensé m’enlever la vie, comme Juda, ensuite à me sauver, comme Pierre, mais c’est là que j’ai compris qu’il n’y a qu’une solution, par la foi, persévérer devant la croix, comme Jean.
- Si tu étais accusé, condamné, jeté en prison, et peut-être maltraité ?
Anecdote 2 : J’ai un ami qui a été « accusé, condamné, jeté en prison ». Plusieurs diront : « Il est coupable.» Mais lui crie son innocence, et moi, je le crois innocent. Mais qu’il soit coupable ou innocent à vos yeux importe peu. Ce qui est important est que, malgré le semblant de défaite, à 70 ans, en prison, il a persévéré et continué à présenter Jésus, sauveur sur la croix. Il a persévéré comme Jean. Voici un chrétien ! Un disciple de Christ.
- Si aucune église ne t’acceptait comme membre ?
Anecdote : Après avoir servi les églises évangéliques du Québec, ainsi qu’en France et en Afrique, Mimi et moi, aucune des églises que nous avons servies au Québec ne nous accepte comme membre.
Non, je ne dis pas cela pour attirer votre pitié, car cela nous a permis de revenir à ce que nous cherchions dans notre jeunesse – La foi. Pas les religions, mais la foi. Nous l’avons trouvé en Jésus Christ en 1980 et nous la retrouvons grâce au rejet des hommes depuis 2020.
Penses-y maintenant. Que ferais-tu si tous t’avaient rejeté ? Les raisons : Péché révélé ? Confessé et non pardonné ? Un mensonge sur toi ? Etc.
- Pas comme ces religions qui veulent être conquérantes ou bien qui prennent le pouvoir dans leurs mains (beaucoup en Amérique ou en Israël en ce moment).
- Pas comme des anciens de l’église lorsque l’empereur (Constantin) impose la foi.
- Pas comme un pape pendant le temps de l’inquisition.
- Pas comme un prêtre durant les quelques 200 ans de suprématie de l’église Catholique au Québec.
- Pas comme les évangéliques soutenues par un Président puissant, de nos jours.
- Pas comme ces faux croyants, qui se sauvent aussitôt qu’une épreuve les atteint, car le croyant doit être victorieux sur terre.
- Plutôt comme :
- Élie face aux prophètes de Baal.
- Les prophètes qui étaient tué pour des paroles qu’ils devaient annoncer.
- Les cathares que les français appelaient le « bon chrétiens » pour les distinguer des dirigeant catholique, et qui ont TOUS été exterminés par les inquisiteurs catholiques.
- Les Huguenots qui ont fuient ou été expulsés de la France pour se retrouver au Québec.
- Les disciples qui perdent leur sauveur.
- Jésus sur la croix
Tu ferais quoi si tout allait mal ?
- « Tu entres en guerre » ?
- Tu « flip the table » (comme dirait ma fille) ?
- Tu te mets à genoux et rends grâce ? Accepter la souffrance et servir malgré elle.
Merci mon Dieu.
Continuons demain.
Luc 22.54 – 23.12
Après avoir saisi Jésus, ils l’emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Pierre suivait de loin. Ils allumèrent du feu au milieu de la cour, et ils s’assirent. Pierre s’assit parmi eux. Une servante, qui le vit assis devant le feu, fixa sur lui les regards, et dit: Cet homme était aussi avec lui. Mais il le nia disant: Femme, je ne le connais pas. Peu après, un autre, l’ayant vu, dit: Tu es aussi de ces gens-là. Et Pierre dit: Homme, je n’en suis pas. Environ une heure plus tard, un autre insistait, disant: Certainement cet homme était aussi avec lui, car il est Galiléen. Pierre répondit: Homme, je ne sais ce que tu dis. Au même instant, comme il parlait encore, le coq chanta. Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite: Avant que le coq chante aujourd’hui, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement. Les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui, et le frappaient. Ils lui voilèrent le visage, et ils l’interrogeaient, en disant: Devine qui t’a frappé. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres injures. Quand le jour fut venu, le collège des anciens du peuple, les principaux sacrificateurs et les scribes, s’assemblèrent, et firent amener Jésus dans leur sanhédrin. (22:67) Ils dirent: Si tu es le Christ, dis-le nous. Jésus leur répondit: Si je vous le dis, vous ne le croirez pas; et, si je vous interroge, vous ne répondrez pas. Désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. Tous dirent: Tu es donc le Fils de Dieu? Et il leur répondit: Vous le dites, je le suis. Alors ils dirent: Qu’avons-nous encore besoin de témoignage? Nous l’avons entendu nous-mêmes de sa bouche.
Ils se levèrent tous, et ils conduisirent Jésus devant Pilate. Ils se mirent à l’accuser, disant: Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de payer le tribut à César, et se disant lui-même Christ, roi. Pilate l’interrogea, en ces termes: Es-tu le roi des Juifs? Jésus lui répondit: Tu le dis. Pilate dit aux principaux sacrificateurs et à la foule: Je ne trouve rien de coupable en cet homme. Mais ils insistèrent, et dirent: Il soulève le peuple, en enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu’ici. Quand Pilate entendit parler de la Galilée, il demanda si cet homme était Galiléen; et, ayant appris qu’il était de la juridiction d’Hérode, il le renvoya à Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là. Lorsque Hérode vit Jésus, il en eut une grande joie; car depuis longtemps, il désirait le voir, à cause de ce qu’il avait entendu dire de lui, et il espérait qu’il le verrait faire quelque miracle. Il lui adressa beaucoup de questions; mais Jésus ne lui répondit rien. Les principaux sacrificateurs et les scribes étaient là, et l’accusaient avec violence. Hérode, avec ses gardes, le traita avec mépris; et, après s’être moqué de lui et l’avoir revêtu d’un habit éclatant, il le renvoya à Pilate. Ce jour même, Pilate et Hérode devinrent amis, d’ennemis qu’ils étaient auparavant.