Ouvrir son cœur plutôt que de fermer les yeux! Luc 10.25-37
Certains vont m’associer à la religion et me décrire
comme un homme religieux. Je vous ai déjà
dit comment je perçois la religion, en opposition à la foi. Mais, suis-je comme l’homme de cette histoire
aujourd’hui ? Ce docteur de la loi, qui veut éprouver Jésus. L’épreuve que cet homme apporte à Jésus est
plus qu’un simple test, et Jésus l’a reconnu.
C’est, ce que j’appellerais un test pour contrôler. Exactement ce que Jésus a dit à Satan de ne
pas faire, quand il fut dans le désert (Luc 4.13) ? Cet homme veut amener Jésus dans sa pensée,
dans sa religion, comme je peux le faire lorsque je veux avoir raison,
démontrer que ma religion est LA bonne religion.
Non, Jésus ne nous parle pas de la simple loi de Dieu
pour l’homme sur terre, s’il veut « gagner son ciel », « hériter
la vie éternelle? », comme dit cet homme. La religion juste se résume à aimer
Dieu et aimer son prochain. Simple et
facile. Ah oui ? Comment agissons-nous
de nos jours, comment est-ce que j’agis ?
Des
histoires tristes !
Ne pas lire, si tu penses que je suis une bonne
personne. Tu pourrais être déçu !
Une histoire plus récente d’un échec a « aimé mon
prochain »
Le 13 mai 1939, le navire S.S. Saint-Louis partit de Hambourg, en Allemagne
en direction de La Havane, Cuba. Il fut l’un des derniers navires à quitter
l’Allemagne nazie en 1939 avant le début de la Deuxième Guerre mondiale en
Europe. Le navire transportait 937 réfugiés juifs qui avaient été persécutés en
Allemagne après la terrifiante Kristallnacht, Nuit de cristal. Malheureusement, lorsque le navire arriva près de
Cuba, le gouvernement cubain refusa l’entrée aux passagers. Ces derniers
tentèrent d’entrer aux États-Unis et au Canada, mais ils furent rejetés et
n’eurent pas l’autorisation d’accoster. Le S.S. Saint-Louis retourna donc en
Europe où une majorité on fait face aux camps de concentration qui avaient
essayé de fuir. Le Canada fut parmi ceux
qui n’ont pas démontré l’amour envers son prochain.
Il
est facile de pointer à la méchanceté des Allemands envers les juifs, mais qu’en
est-il de l’amour des États-Unis et Canada envers ces juifs maltraités ? Comme
ces hommes religieux, qui ont détournés les yeux sur celui qui a besoin ?
Un autre échec a « aimé son prochain », mais
cette fois-ci, le religieux, c’est moi !
Il y
a quelques années, j’étais au Togo pour aider les groupes jeunesse dans les
églises évangéliques. Alors que je me
promenais dans le marché central de Lomé, j’ai vu une femme qui semblait être
malade, mais certainement très affaiblie, et que tout le monde repoussait et
rejetait. Bien sûr, un grand yovo (yovo
veut dire blanc, dans la langue du Togo) se remarque facilement à Lomé et elle
m’a vu et voulu s’approcher de moi, pour de l’aide. Lorsque les gens du marché ont vu qu’elle
voulait s’approcher de moi, ils l’on repousser avec des cris et une violence
dont je me souviens encore. Elle n’a pu
s’approcher de moi, mais moi… je ne me suis pas approché d’elle !
Il
est facile de pointer à la méchanceté des gens qui poussaient cette femme, mais
qu’en est-il de mon amour envers elle qui était maltraité ? Comme ces hommes
religieux, qui ont détournés les yeux sur celui qui a besoin ? J’ai été comme
ces hommes « religieux » qui ont rencontré le pauvre blessé.
Deux
choses resteront toujours dans ma tête, que je ne pourrais jamais oublier et
qui m’apporte encore larmes envers elle et colère envers moi. Premièrement, le rejet et la violence que
subissait cette femme chaque seconde de sa vie.
Comment vivre comme cela ?
Deuxièmement, comment puis-je dire que j’aime mon prochain, alors que je
suis capable de fermer les yeux ainsi sur mon prochain ?
Nous revenons donc à : La
religion, c’est simple. Aimer Dieu et
aimer son prochain.
Oui, ça c’est la religion pure et
sans tache, mais elle n’existe pas sur terre.
S’il y a une bonne religion, c’est celle qui ouvre son cœur plutôt que
de fermer les yeux !
« La religion pure et sans tache, devant Dieu
notre Père,
consiste à visiter les orphelins et les veuves dans
leurs afflictions,
et à se préserver des souillures du monde. » Jacques
1.27
Ce seul passage de la Bible nous parle de religion pure
et sans tache, si elle existe. Mon
expérience est que je ne l’ai pas encore rencontré, mais je n’ai que 68 ans.
En tout cas, elle n’existe pas dans ma vie, car je
n’ai pu la démontrer dans ma vie. Et je
ne te « tenterais » pas avec ta religion, peu importe le sujet de ton
adoration (science y comprise). Mais je
me tournerai maintenant vers la foi seulement.
La foi en celui qui peut me donner la force d’aimer mon prochain, car
Lui a eu la force de mourir pour moi.
J’étais comme cette femme au marché qui n’avait nul espoir de la vie,
mais il a risqué sa vie pour moi, pour me donner la vie, la vie éternelle.
Je ne peux me satisfaire en une
religion, mais je peux avoir foi que Dieu pourra se servir de moi pour aimer
mon prochain. Pas moi agissant pour Lui,
mais Lui agissant en moi… si je le laisse agir dans ma vie pour que je puisse
agir ensuite!
Car pour aider son prochain, il faut être prêt à agir.
Facile de dire au sans-abri que « je n’ai pas d’argent dans ma poche en ce
moment » ! Pourquoi ne pas me préparer, quand je sors de chez moi en
mettant une pièce dans ma poche, et dire au sans-abri que je verrai :
–
« Justement, j’avais une pièce qui t’attendait dans ma poche »,
ou encore, quand je verrai mon prochain…
–
« Justement, j’avais un peu d’amour qui t’attendait dans mon cœur ».
Ouvrir
son cœur plutôt que de fermer les yeux !
Luc 10.25-37
Un docteur de la loi se leva, et dit à
Jésus, pour l’éprouver: Maître, que dois-je faire pour hériter la vie
éternelle? Jésus lui dit: Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu? Il
répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton
âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même.
Tu as bien répondu, lui dit Jésus; fais cela, et tu vivras. Mais lui, voulant
se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain? Jésus reprit la parole, et
dit: Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des
brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le
laissant à demi mort. Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même
chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce
lieu, l’ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu
là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha, et banda ses plaies,
en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le
conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux
deniers, les donna à l’hôte, et dit: Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras
de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été
le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands? C’est celui qui a
exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui
dit: Va, et toi, fais de même.