Pas d’enfant gâté, pour l’éternité !  Galates 4.1-7

Le fils héritera un jour, mais en attendant sa vie, de l’extérieur, ne
diffère pas de celui de l’esclave.  Bien sûr, nous devons mettre de côté
l’esclavage tel que nous le connaissons, avec des chaînes, le fouet et la mort
pour n’importe quelle erreur.  Pour le
juif, l’esclave était un serviteur, un ouvrier, qui vend ses services, même sa
vie pour un temps, un peu comme l’ouvrier de nos jours.  Ce n’était pas
quelqu’un que l’on possède, comme un objet qu’on peut mettre à la poubelle
quand on n’en veut plus, comme l’ont fait les Américains et Européens, avec les
Africains, et encourager par les théories racistes de Darwin.

Mais ici, nous parlons aussi d’enfants, qui étaient soit fils d’esclave
(sans les droits de citoyens), et les fils de citoyens qui hériteraient un
jour. Les deux enfants (fils d’esclave ou fils de citoyen) avaient les mêmes
obligations d’obéir à des tuteurs, et on ne distinguait les deux que par leurs
droits futurs.

Dans notre société, dans notre monde, nous n’avons plus d’esclaves et de
citoyens, mais plutôt des riches et des pauvres. Ne parlons pas des enfants de
pauvres, car eux doivent subir la même pauvreté que leurs parents. Cependant
nous pouvons généralement distinguer, chez les enfants du riche, entre le « fils
héritier » et « l’enfant gâté ».  L’enfant gâté fait honte
à ses parents, il est cruel, incontrôlable, bref, il n’a pas compris ce que
c’est que d’avoir un maitre, d’être esclave, de servir l’autre.  Il faut
répondre à ses demandes, il faut qu’il réussisse et ait du succès, il faut
qu’on l’écoute … sinon … il s’éloignera pour trouver une audience plus
docile, il boudera jusqu’à ce qu’on lui donne ce qu’il veut, et parfois il sera
cruel envers les autres, s’il a le pouvoir. 

Nous avons bien sûr un triste exemple d’enfant gâté chez certains dirigeants
actuels de pays comme la Corée du Nord, les É.-U., et bien d’autres pays, comme
pour un temps au Canada, avec Justin Trudeau. 
Mais, plutôt que pointer du doigt les autres, regardons nos propres
enfants ! Sont-ils ces enfants gâtés ? Et si tu ne reconnais pas
l’enfant gâté chez tes enfants, je peux t’assurer que les autres les
reconnaissent !  Et moi-même :  « Est-ce
que je fais partie de ces enfants gâtés ? »

Mais Serge, je n’ai pas la richesse et le pouvoir de ces hommes !  Eh
bien, la question n’est pas de savoir si tu es riche et puissant, mais ce que
tu ferais si tu l’étais.  Car ce qui attriste le père qui regarde son
enfant gâté est son cœur.  Pas le pouvoir qu’il a, mais le potentiel de
méchanceté de l’enfant gâté. Oui, après avoir pointé aux mauvais présidents,
que je me pose sérieusement la question : « Comment serais-je comme
président de … ?»

Dans le texte d’aujourd’hui, le fils, qui sera le futur maitre de la
maison, devra apprendre avec des tuteurs et administrateurs.  Sa condition
paraîtra semblable à celle de l’esclave et il apprendra ainsi la soumission et
l’obéissance, le sacrifice et la douleur.  Mais plus encore, il pourra
apprendre l’amour et la compassion !  Des choses que l’enfant gâté
n’apprendra jamais, ne comprendra pas !

Jésus est venu comme le premier Fils légitime, d’une lignée d’enfants qui
seront eux adoptés par son Père.  Une chose est claire cependant, l’ont ne
peut se faire passer pour un serviteur, et cacher l’enfant gâté en nous,
car Dieu ne peut être trompé.  Il voit le cœur et reconnait ses
enfants.  Et tous ces hommes corrompus, ces enfants gâtés de ce monde, ont
leur richesse sur terre.  Qu’ils en profitent, car le paradis n’est pas
pour ceux qui leur ressemblent.

Le paradis est pour les héritiers, c.-à-d. ceux qui ont pour frère celui
qui a tout donné, jusqu’à sa vie, pour moi.  Celui qui est Dieu
lui-même, Jésus, qui est venu pour vivre parmi nous, comme nous, et qui peut
comprendre nos douleurs, nos craintes.  Il s’est fait serviteur, Lui le
maître ultime, le seul fils légitime du Père !  Il est mon ami, mon frère, je peux me confier en Lui, et un jour,
j’hériterai avec Lui.

Seigneur, brise la volonté de l’enfant gâté en moi !  Brise mon cœur
de pierre et donne-moi un cœur de chair.  Un cœur qui reconnait qu’il a un
maitre – TOI, qui se considère comme un esclave de – TOI, qui devient un
serviteur de – TOUS.

Merci pour les épreuves que tu permets et qui m’apprennent l’amour et la
compassion envers les autres !  Je sais qu’au ciel, il n’y aura pas
d’enfants gâtés.

 

Galates 4.1-7

Or, aussi longtemps que l’héritier est
enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître
de tout; mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps
marqué par le père. Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions
enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde; mais, lorsque les
temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la
loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions
l’adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l’Esprit
de son Fils, lequel crie: Abba! Père! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et
si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.