Unir plutôt que diviser ?  Luc 9.37-50

Puis-je faire le premier pas pour me rapprocher ?  Un « babyboomer » vers… un X, un
Y, un Z… etc.

Jésus est venu au milieu d’une génération, qu’il
caractérise ici de apistos (sans foi) et de diastrephó (qui se détourne). Ils sont évalués en rapport avec
leur relation avec Dieu. Ils n’ont pas la foi et se détournent de Dieu. Et ils
le démontreront en crucifiant le Fils de Dieu. Jésus l’annonce à ses disciples
même s’ils ne peuvent le comprendre pour l’instant.

Mais cette attitude envers Dieu (sans foi et qui se
détourne), n’est-elle pas aussi caractéristique de leurs relations avec les
autres ?

 

Premièrement, les disciples sont ici, sans foi,
lorsqu’ils ne comprennent pas qu’il n’y a pas de crainte à se faire le plus serviteur
de tous, car Dieu me voit.

« lequel d’entre eux était le plus grand » vs
46

Non, ils ne veulent pas perdre leur statut qu’ils croient
élevé, comme disciple de Christ !

 

Deuxièmement, ces mêmes disciples se détournent
des autres et sont sectaires, lorsqu’ils ne veulent pas reconnaitre que l’important
est d’être reconnu de Jésus, comme ce petit enfant, plutôt que de faire partie
de « NOUS ».

« nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous
suit pas » vs 49.

Ils ne se concentrent pas sur Dieu, mais sur « eux-même ».

 

Ils ont embrassé les travers de leur génération ! Mais
qu’est-ce que je peux dire de moi et mes travers ? Comment est-ce que je
considère les autres ?

Chaque génération à ses travers et ses faiblesses.
Comment est-ce que je contribue au travers de ma génération ?  Comment
puis-je faire « le pont » entre générations plutôt que de contribuer
à diviser les générations ?

Arrêter de dire « ils ne sont pas des nôtres »
?  Éliminer
le racisme, « culturel-isme », « ethnolog-isme », « génération-isme »,
etc.

Bien sûr, j’invente des mots ou des utilisations de
mots, mais vous avez compris le principe. Comment me rapprocher des autres
plutôt que de m’en séparer ?  Et surtout
des générations qui me suivent, comme ces petits enfants, que Jésus aime et
place à son côté.

Jésus me donne l’exemple en s’approchant des hommes,
même si eux s’éloignent de lui. Il a fait le premier pas.  Que je fasse les premiers pas.

 

Luc 9.37-50

Le lendemain, lorsqu’ils furent descendus de la
montagne, une grande foule vint au-devant de Jésus. Et voici, du milieu de la
foule un homme s’écria: Maître, je t’en prie, porte les regards sur mon fils,
car c’est mon fils unique. Un esprit le saisit, et aussitôt il pousse des cris;
et l’esprit l’agite avec violence, le fait écumer, et a de la peine à se
retirer de lui, après l’avoir tout brisé. J’ai prié tes disciples de le
chasser, et ils n’ont pas pu. Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusqu’à
quand serai-je avec vous, et vous supporterai-je? Amène ici ton fils. Comme il
approchait, le démon le jeta par terre, et l’agita avec violence. Mais Jésus
menaça l’esprit impur, guérit l’enfant, et le rendit à son père. Et tous furent
frappés de la grandeur de Dieu. Tandis que chacun était dans l’admiration de
tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples: Pour vous, écoutez bien
ceci: Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes. Mais les
disciples ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin
qu’ils n’en eussent pas le sens; et ils craignaient de l’interroger à ce sujet.
Or, une pensée leur vint à l’esprit, savoir lequel d’entre eux était le plus
grand. Jésus, voyant la pensée de leur coeur, prit un petit enfant, le plaça
près de lui, et leur dit: Quiconque reçoit en mon nom ce petit enfant me reçoit
moi-même; et quiconque me reçoit reçoit celui qui m’a envoyé. Car celui qui est
le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand. Jean prit la
parole, et dit: Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton
nom; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas. Ne l’en empêchez
pas, lui répondit Jésus; car qui n’est pas contre vous est pour vous.

 

Pour aller plus loin

Le dernier verset est à
noter et je le traduirai ainsi :

« car
qui n’est pas sous (kata) vous est au dessus (huper) de vous. » vs 50b

Voici une traduction qui
respecte les mots utilisés, kata et huper, et établis plus simplement le
lien entre ce texte et l’enseignement précédent donné par Jésus. Au verset 48
il leurs dit : « Car celui qui est le plus petit parmi vous tous,
c’est celui-là qui est grand. ».

            Donc,
si nous faisons le lien entre ces deux versets.

« Car
celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand. ».

« car
qui n’est pas sous (kata) vous est au dessus (huper) de vous. » vs 50b

 

Premièrement, aux yeux de
Dieu, les plus grands sont ceux qui s’abaissent. Jésus en est l’exemple ultime,
s’étant abaissé et donnant sa vie pour tous.

Deuxièmement, je ne peux être
plus petit si je ne suis pas sous les autres. Et si je veux accepter que les
autres soient au-dessus de moi, il faut que j’arrête de les juger ainsi. De
vouloir qu’ils « nous » suivent, comme les disciples l’ont mentionné.

Oui, nous vivons dans un
monde où personne ne veut être sous (kata) l’autre. Ils veulent être au-dessus
(huper) de moi ? Comme ils ont voulu l’être au-dessus de Jésus, au
point de faire mourir.

Donc, ils ne veulent pas être
sous moi ? Super, car cela me permettra de les servir. Oui, serviteur de
Christ, je sers les hommes, pour les amener à Christ.

Voilà, je pense, le sens de
ces deux passages, pris ensemble !