Comprendre pour servir ce monde où je vis

Comprendre pour servir ce monde où je vis

Mais où est l’espoir ?  Luc 20.27-38

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Les sadducéens sont des juifs qui ne croient pas qu’il y ait quelque chose après cette vie ! Leur espoir était de retrouver le contrôle du monde par la force, la violence ! Ils espéraient, de Jésus, qu’il soit un chef militaire, qui les débarrasserait du pouvoir romain.

Je ne comprends pas ! Où est l’espoir ? Dans cette vie sur terre ?  C’est peut-être acceptable si tu es au top de la « chaine alimentaire » et si tu sais que la journée sera bonne et douce pour toi. Là tu peux fermer les yeux sur ce qu’il y aura plus tard. Mais si tu es pauvre, démunie, malade, etc., comme la majorité des gens sur cette terre, où est ton espoir ?

Nous sommes une société de sadducéens, qui élève des sadducéens, croyant qu’un puissant nous donnera l’espoir. En passant, c’est pour cette raison que les « américains » aiment tant leur président. Ils veulent un dirigeant qui leur donne le contrôle, le pouvoir. Mais pas seulement les américains. La majorité des pays aimeraient la même chose ! 🙁

 

Cherchons et trouvons l’espoir, les réponses qui vont plus loin que cette vie, plus loin que la mort ! Pas des réponses sur la vie en attendant la mort, mais sur la vie au-delà de la mort.

« car Dieu n’est pas le Dieu de morts, mais des vivants… » vs38

La question ici, posée par ces saducéens, au sujet des sept mariages de cette femme, n’est pas une question sur la possibilité de la résurrection. C’est une question piège, de quelqu’un qui à son intérêt dans les célébrations, les fêtes, les réjouissances, en parlant de sept célébrations de mariage pour cette femme, oubliant que ce sont aussi sept enterrements. Il ne questionne pas Jésus sur la vie après la mort, mais sur l’utilité de se réjouir maintenant.

 

En passant, voici le sens du mot grec qui est traduit par mariage. Le sens est « célébration ». Et c’était probablement la plus belle célébration dans la vie d’un juif du temps de Jésus. Et nous avons aussi cette pensée, quand nous voyons toute l’importance des célébrations de mariage et l’argent que nous y dépensons de nos jours. Plus la fête est grande, plus le mariage est riche, plus nous considérons la beauté de cette célébration. Pas l’union de deux êtres dans l’amour (car ça ne dure pas dans notre monde), mais le plaisir de la célébration. Et dans notre monde, le mariage a perdu son intérêt, car les gens riches peuvent se permettre bien des célébrations au-delà du mariage. Donc, pourquoi se marier ? Ma réponse ? Ça ne sert pas à grand-chose, si la célébration en est l’avantage ! Mais revenons à notre histoire.

 

Dans un sens, ces saducéens posent cette question à Jésus : « À quoi sert-il de ressuscité si je n’ai plus de contrôle après la mort ? »

 

Anecdote : Un jour, je parlais à une dame qui louait des installations dont nous avions la gestion en France. Nous discutions de la chambre VIP et qui l’aurait dans leur groupe. Elle se disait croyante et je lui ai donc dit : « Quelle joie ce sera au ciel lorsque nous serons en présence de Dieu et il n’y aura plus de VIP, mais nous serons tous égaux devant Dieu ! » Sa réponse m’a surpris, choqué et déçu. Elle m’a dit : « Comment cela pourrait-il être le paradis s’il n’y a personne qui peut avoir la VIP, si nous sommes tous égaux ? » Non, elle n’avait rien compris à la vie éternelle, comme ces saducéens, car son bonheur n’était que dans sa satisfaction personnelle. Elle n’espérait pas que tous aient une chambre dans le royaume de Dieu, mais qu’elle ait une chambre VIP à côté du roi ! Triste.

 

Donc, Jésus ramène ces saducéens, et nous tous qui lisons ce texte, au vrai espoir pour l’homme. C’est de toujours avoir la vie pour Dieu. Pas une vie pour moi, mais pour Lui.

Mais, comme ces saducéens, comme ce monde où nous vivons, la vie par l’amour de Dieu n’est pas leur espoir, mais plutôt une vie où j’ai le contrôle de ma vie, pour moi. Si là est ton espoir, il est certains que Jésus ne te satisfera pas, comme ces saducéens qui l’ont amené à la croix, aidés par bien d’autres.

Mais pour moi :

       être enfant de Dieu,

       que mon avenir ne soit pas une carcasse, mais un enfant ressuscité,

       tous ensemble avec et pour notre Dieu, un Dieu d’amour qui a donné son fils ?

WOW ! Voilà mon espoir !

 

Luc 20.27-38

Quelques-uns des sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, s’approchèrent, et posèrent à Jésus cette question: Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit: Si le frère de quelqu’un meurt, ayant une femme sans avoir d’enfants, son frère épousera la femme, et suscitera une postérité à son frère. Or, il y avait sept frères. Le premier se maria, et mourut sans enfants. Le second et le troisième épousèrent la veuve; il en fut de même des sept, qui moururent sans laisser d’enfants. Enfin, la femme mourut aussi. A la résurrection, duquel d’entre eux sera-t-elle donc la femme? Car les sept l’ont eue pour femme. Jésus leur répondit: Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris; mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. Que les morts ressuscitent, c’est ce que Moïse a fait connaître quand, à propos du buisson, il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Or, Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants; car pour lui tous sont vivants.

 

Attention ! Qu’apprenons-nous à nos enfants ? Quel espoir leur donnons-nous ?

Je vais sembler sortir un peu du texte, mais je crois qu’il y a un lien important ! 

Il est évident que nous (je parle de nous, les plus vieux, riches et bien pensants) sommes les maitres de cette société, peut-être même maitre de ce monde, qui nous sert. Nous sommes cependant une minorité dans ce monde de pauvreté, qui est assez loin de nous physiquement.

Maintenant, il y a parmi nous des plus jeunes, qui n’ont pas encore toutes nos richesses et qui doivent se battre pour l’avoir, et qui posent des questions … pourquoi ? Quel est l’espoir ? Pourquoi dois-je aimer les autres quand la société m’enseigne la loi du plus fort ?

Ne comprenons-nous pas qu’ils cherchent des réponses, l’espoir, et nous ne leur en donnons pas ? Et quand ils se rebellent, quand ils ne nous écoutent plus, que faire ? Nous sommes de la génération qui ne donne plus la fessée, mais qui dit : « Va réfléchir dans ta chambre. »  Mais ça ne fonctionne plus avec les adultes qu’ils deviennent !  Quelle réponse avons-nous à leur donner ? Pas l’espoir d’un monde meilleur, car nous ne l’avons pas nous-mêmes !

Et que faire quand nos enfants deviennent zélotes (extrémistes violents) ? Car nous leur montrons que, pour être comblé, il faut que tu prennes toi-même le pouvoir. Nous leur enseignons que l’espoir n’est pas dans l’amour, mais dans le pouvoir. Attention !

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