Deux types de personnes sont mis en opposition ici. Jésus dit à ses disciples de faire attention aux scribes et en opposition il pointe à l’exemple de la pauvre veuve.
Et voilà, je vais encore pointer à l’homme et démontrer la supériorité de la femme ! Ici, les scribes orgueilleux sont des hommes et la pauvre et humble veuve, qui est prise en exemple, est une femme. Un autre exemple de la capacité de la femme à se sacrifier face à l’homme qui va sacrifier les autres. Mais nous reviendrons une autre fois sur le rôle de l’homme et de la femme (surtout dans le commentaire sur Esther).
Donc, la différence entre ces deux types de personnes, que Jésus prend en exemple, se trouve au niveau du cœur.
Les premiers, qui essaient de démontrer une piété qu’ils n’ont pas dans le cœur. Et qui cherchent à être reconnu, élevé, vu des autres. Tout est dans l’apparence.
Mais au milieu de tous ces scribes, de ces riches, de ces gens qui font du temple une caverne de voleur, Jésus voit cette veuve. Une femme humble, qui donne le peu qu’elle a, de son nécessaire.
Nous lisons que Jésus a dû lever les yeux pour voir ceux qui donnaient, car ces religieux juifs avaient ainsi organisé le temple, que ceux qui donnaient pouvaient être vus de tous. Mais Dieu n’a pas besoin de lever les yeux pour voir moi cœur.
La religion présente des endroits d’offrande élevés ; par la foi mon offrande vient d’un endroit caché, mon cœur. Luc 20.39-47
Cette pauvre femme est-elle fautive de s’élever pour aller donner ses deux petites pièces ? Certainement que des hommes la critiqueront, parce qu’ils la voient donner si peu, ou bien parce qu’elle suit les principes que les scribes lui ont enseignés, mais ce que Dieu voit, c’est son cœur.
En passant, Dieu connait toutes ces religions qui existent pour l’apparence de l’homme et ces religieux qui ne font que dévorer les faibles. Mais, même au milieu de cette religion, il voit celui qui LE cherche. Il reconnait le cœur de cette veuve qui l’aime et désire servir Dieu, peu importe la religion.
Vous savez que je n’aime pas les religions, car j’ai toujours été déçu par elle, alors que je cherchais Dieu. Mais, personnellement, je dois faire attention de ne pas associer le cœur de l’homme à la religion qu’il suit. Bien sûr que certaines religions sont plus près de la vérité, mais même les « meilleures » religions contiennent des profiteurs. Et même les pires religions contiennent des brebis qui LE cherchent et le servent d’un bon cœur.
À ce moment de l’histoire, on ne peut trouver de religion plus près de la vérité que ce judaïsme (attention, je ne dis pas qu’ils ont la vérité, mais qu’ils sont près de la vérité) et pourtant, ils ont crucifié Jésus le Christ ! Et le réformé Luther, qui en voulait au juif pour avoir crucifié Jésus (sans vouloir le condamné, et cette attitude a varié au long de sa vie). Comme les réformés, qui jugent les catholiques, tous les catholiques. Et ce sont que quelques exemples parmi tant d’autres, car, MOI j’ai aussi tant de facilité à juger l’autre.
Quel encouragement de savoir que, peu importe les circonstances, les mauvais traitements, les injustices de ce monde, Dieu peut voir mon cœur et reconnaitre une attitude juste devant Lui. Que mon cœur ne s’endurcisse pas à cause des religions d’hommes, mais que mon cœur s’attache à LE chercher et reconnaitre la brebis qui cherche LE berger, car le cœur qui le cherche, c’est ce que Dieu aime par-dessus tout.
Et vous savez quoi ? Ce cœur le trouvera !
Luc 20.39-21.4
Quelques-uns des scribes, prenant la parole, dirent: Maître, tu as bien parlé. Et ils n’osaient plus lui faire aucune question. Jésus leur dit: Comment dit-on que le Christ est fils de David? David lui-même dit dans le livre des Psaumes: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. David donc l’appelle Seigneur; comment est-il son fils? Tandis que tout le peuple l’écoutait, il dit à ses disciples: Gardez-vous des scribes, qui aiment à se promener en robes longues, et à être salués dans les places publiques; qui recherchent les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les festins; qui dévorent les maisons des veuves, et qui font pour l’apparence de longues prières. Ils seront jugés plus sévèrement.
Jésus, ayant levé les yeux, vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc. Il vit aussi une pauvre veuve, qui y mettait deux petites pièces. Et il dit: Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres; car c’est de leur superflu que tous ceux-là ont mis des offrandes dans le tronc, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle avait pour vivre.

