Comprendre pour servir ce monde où je vis

Comprendre pour servir ce monde où je vis

Ne les laissez pas vieillir et mourir seul !

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Je profite de la journée pour vous parler du privilège que j’ai eu d’être avec mes parents durant les dernières années et dernières minutes de leur vie. Alors que ma maman avait un cancer qui avait détruit son corps pendant tant d’années et que mon père avec l’Alzheimer pendant douze ans. Oui j’ai pu passer les derniers moments avec eux.

J’en profite pour demander pardon publiquement à mon épouse, pour ma mauvaise décision de ne pas revenir pour le décès de mon beau-père. Nous étions en voyage de recherche de soutien missionnaire et j’ai fait passer le ministère avant ce besoin énorme, comme j’ai souvent fait passer l’église avant la famille. Je le regrette et vous demande pardon pour mon mauvais exemple. Ce n’est pas la religion qui en était coupable, mais mon incapacité de faire passer la foi avant la religion. C’était mon choix et je le regrette amèrement.

Pour revenir à la fin de vie que j’ai pu vivre avec mes parents, et avec plusieurs autres, car j’ai souvent été présent lors de la mort d’une personne … je ne peux que vous encourager à profiter de ces moments précieux, que sont les derniers moments de vie sur cette terre.

Mon père avec l’Alzheimer et j’ai été avec lui lorsqu’il ne se souvenait plus de mon nom, mais il se souvenait de mon amour pour lui. Il ne savait pas qui était cette personne qui le visitait, mais il se souvenait que cette personne l’aimait. En effet, la reconnaissance de l’émotion est la dernière chose qu’une personne va perdre, alors qu’elle a perdu tout le reste de ses capacités intellectuelles. Papa savait que je l’aimais et ça me suffisait de voir sa joie de me voir, même s’il ne savait qui j’étais !

Je me souviens de ses questions, encore et encore … toujours les mêmes questions et les mêmes craintes. Et je pouvais être avec lui et continuer de lui répondre encore et encore, en me souvenant qu’un jour j’étais un enfant qui lui posait les mêmes questions, encore et encore, et il me répondait avec patience. Pourquoi ne pas le faire maintenant avec lui ! Oui, ce fut un moment précieux et je vous encourage à ne jamais perdre ce moment, ou bien vous laisser éloigner de ceux qui meurent. Ne laissez personne vous convaincre de le faire, que ce soit :

                               Le médecin, comme ce médecin qui voulait que papa et moi acceptions l’euthanasie pour ma maman, contre son gré.

                               Votre « pasteur, et je ne parle pas du vrai et unique pasteur (Jésus-Christ), mais de celui qui prend le titre de pasteur sur terre et qui fait passer l’église avant la famille.

                               Le directeur de votre ministère, comme ce fut le cas pour moi, face à mon beau-père, mais dans le fond, ce n’était pas de sa faute, car même s’il m’a conseillé, il m’a laissé le choix. Ce fut donc ma faute d’avoir pris le mauvais choix en écoutant de mauvais conseils. Je suis responsable de ce mauvais choix.

                               Vos amis, qui prennent souvent plus de place dans nos vies que notre famille. Lorsque nous disons que « l’on choisit ses amis et pas sa famille » pour donner la préférence à ses amis vivant sur ses parents mourants.

                               Etc.

Non, personne ne devrait pouvoir vous priver de ces dernières années, ou derniers moments avec les membres de votre famille.

Il est bien de parler en bien de ses parents, et il nous est demandé de les honorer ainsi, mais les honorer vraiment, ce n’est pas en paroles, mais en actions.  Ne les laissez pas vieillir et mourir seul !

 

En passant, voici une des plus belles chansons sur le sujet et qui reflète ma relation avec mon père pour les derniers moments de sa vie.

https://www.youtube.com/watch?v=DTFbGcnl0po

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