Eh bien, nous avons parlé de long en large des pauvres et des riches et de la nécessité de ces derniers de partager leurs richesses sous un principe d’égalité. Le riche doit se réjouir de ce que Dieu lui a donné, car il peut le partager.
Donc, est-ce que le riche doit s’attrister d’avoir de la richesse, de l’abondance ?
– Oui … s’il les garde plutôt que distribuer cette abondance.
– Non … s’il distribue toute cette abondance qu’il a.
Ouvrons une parenthèse ! Nous avons longuement parlé de l’abondance et de ce qu’elle représente. Elle est le surplus de ce qui m’est nécessaire pour vivre. Comme une tasse qui serait ma vie. Lorsque j’ai tout ce dont j’ai besoin pour vivre, je suis comblé. Certaines personnes, n’ont pas assez dans leur tasse pour vivre. Si donc, ma tasse est en abondance, c.-à-d. qu’elle déborde, je prends l’excédent et le donne pour remplir la tasse de celui qui en manque. Et mon bonheur vient ainsi de pouvoir donner. PAS d’avoir en abondance pour moi, mais d’avoir en abondance pour donner à l’autre. Et c’est ce que veut dire Paul au verset 18 « pour que nous en jouissions ». Le mot traduit par jouir est apolausis. Le apo, ici, nous parle de ce qui est parti. Je dirais donc « et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous permet d’avoir un surplus et quelle joie nous aurons de l’avoir donnée à ceux qui en ont besoin. »
Si tu penses que ce passage encourage le riche à jouir de son abondance … tu n’as rien compris aux enseignements de Paul et encore moins de l’évangile de Christ, dont la joie a été de tout donner pour moi, même sa vie !
Donc, encore une fois, le riche ne peut être heureux qu’en regardant ses richesses « passées » et au plaisir qu’il a pu avoir à les distribuer.
Et celui qui les conserve et les expose pour sa propre élévation ? Je ne voudrais pas être à sa place ! Il profite, de ce qui est dû aux autres et il s’élève, se glorifie, de ce qui appartient à Dieu !
Ces richesses ne sont pas de moi et à moi, et je peux les perdre à tout moment. Attention ! Elles sont un test et ton partage déterminera où est ton cœur. Un jour, tu feras face au juge, qui évaluera ce que tu as gardé et donné. Passeras-tu le test ?
Ensuite, chercher à être riche en bonnes œuvres, en faisant du bien avec l’abondance qu’on m’a prêté pour un temps. J’ai beaucoup ? Cela veut dire que j’ai un grand potentiel de bonheur si je m’en sers pour faire du bien pour donner aux autres ! Voici le « capital », ou « fondation », sur laquelle je veux bâtir ma vie – générosité et libéralité.
« … il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » Actes 20.35 et Luc 14.12
Le dernier point est de veiller, mais plus que veiller, car les mots grecs utilisés, et traduits ici par « garde le dépôt », font référence à garder, comme un soldat, un trésor qui est ce temps limité que j’ai. Pour cela, il ne faut donc pas perdre de temps avec ceux qui veulent disputer constamment sur des sujets qui les détournent eux-mêmes de la foi.
Nous parlons ici de discours creux ! Comme un pot sur lequel on cogne et le son qu’il en sort nous dit que le pot est vide. Est-ce qu’il en est ainsi de ma tête ? Est-ce qu’elle est remplie de pensées vaines, ou sons sans valeurs, vides ? Ce que plusieurs appellent la « connaissance », mais qui est contraire et éloigne de la foi.
Arrêter de résonner comme un pot vide et raisonner sur ce que je vais faire de tout ce qu’y m’a été donné. Résonner dans mes pensées ou raisonner sur mes actions ?
Il est facile de pointer aux sciences et connaissances de ce monde, mais qu’en est-il de nos écoles théologiques ? Nous n’avons jamais eu autant de connaissance théologique. De diplômés, de « docteurs » et de théologiens pour « comprendre » Dieu et nous l’expliquer. Mais nous vivons dans un monde « chrétien » confus, qui ne sait plus reconnaitre la foi et ses œuvres. Où, même les croyants, ne lisent plus la Parole de Dieu, car ces érudits l’ont rendue trop compliquée.
NON ! Maintenant il est temps d’être avare de tout ce temps qui est perdu dans les discours creux et les arguments de ce que l’on appelle à tort « la connaissance ». Revenons à la foi et ses bonnes œuvres.
En résumé, distribue tes richesses et ne gaspille pas ton temps. Soit généreux avec tes richesses et avares avec ton temps.
1 Timothée 6.17-21
Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions. Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes oeuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité, et de s’amasser ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable. O Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et profanes, (6:21) et les disputes de la fausse science dont font profession quelques-uns, qui se sont ainsi détournés de la foi. Que la grâce soit avec vous!

