Comprendre pour servir ce monde où je vis

Comprendre pour servir ce monde où je vis

As-tu besoin d’un miroir et d’une canne ?  Galates 6.1-5

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Ici l’on parle de reprendre l’autre, qui a commis une faute, avec un esprit de douceur. 

Malheureusement, plusieurs ont utilisé ce passage avec l’attitude : « Occupe-toi de tes affaires et pas de celles des autres ! » Deux raisons à cette attitude :

       Je ne veux pas que l’on se mêle de mes affaires.

       Je ne veux pas m’occuper des autres.

 

Mais il n’est pas dit de ne pas le reprendre, mais de le reprendre avec douceur, c.-à-d. que tu n’es pas obligé de lui faire mal !

Il est aussi dit de porter le fardeau de l’autre et cela est relié, dans ce texte, à reprendre l’autre.  Plusieurs pensent que porter le fardeau de l’autre est de faire tout pour lui, ou prendre son fardeau de sur ses épaules, c.-à-d. lui enlever son fardeau. Jésus a fait cela, il a pris mon fardeau. Mais seul Jésus peut le faire comme Dieu, et le seul qui n’a pas de fardeau lui-même à porter.

Le mot grec bastazo (qui est traduit par porter) a pour source le mot pied !  C’est donc l’idée de marcher avec lui, l’encourager, le soutenir. 

On ne peut enlever le fardeau de la conscience des autres !  Je peux seulement, le reprendre, pour qu’il ne continue pas dans cette voie, en continuant d’accumuler sur le fardeau de sa conscience.  C’est être un miroir pour lui.  Je l’aide en empêchant son fardeau de grossir … avec douceur !

Je peux aussi l’encourager en lui donnant des moyens de se libérer de son fardeau et d’être à ses côtés quand il le fera.  Probablement qu’il y aura des conséquences, comme peut-être être déséquilibré et tomber, et là, je peux l’aider à se relever.  Être une canne pour lui.

En résumé, aidons ceux que nous voyons avec un fardeau, et cela veut dire de l’aider à faire ce qu’il ne peut faire tout seul.  Être un miroir et une canne, peut-être, s’il le veut bien !  

Et je vous laisse penser à ce qui arrive lorsqu’on fait l’inverse.  Lorsqu’on ne dit rien en voyant l’autre en faute, et que, plutôt que de l’encourager à se libérer, on ajoute sur le poids de son âme. Ou encore, que lorsqu’il chancelle ou tombe, je ne l’aide pas, et pire encore, lorsqu’on le fait trébucher ! 

Une chose est certaine, si j’ai ces mauvaises attitudes, ce sont maintenant mes fardeaux, des fautes, qui s’accumulent sur MES épaules. Et attention, moi aussi, j’ai des fardeaux à m’occuper. Est-ce que je veux aider les autres, qui ont des fautes pour bien paraitre et qu’on oublie mes propres fautes ? Voici un autre risque, une autre tentation.

Bon ! Je vois que ton fardeau est lourd. Puis-je marcher avec toi ? As-tu besoin d’un miroir et d’une canne ?  Je suis là !

 

Galates 6.1-5  

Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même. Que chacun examine ses propres oeuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui; car chacun portera son propre fardeau.

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