Alliance ou testament ? Beaucoup préfèrent l’alliance et parlent des grandes alliances de l’homme avec Dieu, spécialement durant toute l’histoire d’Israël. Adam, Noé, Moïse, Abraham, David … Dieu choisit des hommes particuliers, une nation pour leur remettre un héritage ! Mais cet héritage ne pouvait être remis à une descendance qui ne reconnait pas le Père, une descendance qui brise l’alliance ! Et quel homme peut vraiment faire alliance avec Dieu ? Ainsi, la loi, condition de l’alliance, devient une malédiction, comme nous le dit ici Paul.
Je préfère le mot « testament », car il est une forme d’alliance, mais où les parties ne sont pas égales, et entre l’homme et Dieu, cela est évident. Toutes les alliances d’hommes avec Dieu ne pourront être accomplies qu’en Jésus-Christ, car il est le seul qui a tenu sa parole, jusqu’à la fin. Il a accompli l’alliance et est le bénéficiaire de cette alliance. Il est mort et son testament peut maintenant être lu !
Celui qui reconnait son péché, se repend de ses œuvres, et accepte par la foi sa responsabilité dans le sacrifice d’un innocent, celui-là a son nom écrit sur le testament et pourra recevoir tout ce qui a été légué par le Père, à son Fils.
En Jésus nous avons un vrai héritage, l’exécution d’un « nouveau testament » ! (Hébreux 9.15-17)
Merci mon Dieu pour cet héritage que je ne mérite pas !
Pour aller plus loin :
Difficile de faire la distinction entre alliance et testament. Un mot est utilisé et qui peut être traduit par alliance ou testament, en fonction du choix du traducteur.
En Hébreux, ce mot est bariyth, et en Grec c’est, deeathaykay.
Et en réalité le testament est une forme d’alliance, mais pas dans le sens d’une entente entre parties égales. Lors d’une alliance, il y a entente entre parties et chacun doit accomplir sa part de l’alliance pour qu’elle soit accomplie ou respectée. Bien sûr, il est évident que l’homme n’a jamais accompli sa part de l’alliance.
En revanche, le testament est aussi une entente, mais entre celui qui donne ce qu’il a de plus précieux à celui qu’il aime. Cela est légué à la mort du testateur. J’aime le mot anglais « will » pour testament, et qui reflète l’aspect de l’exécution futur d’une action voulue. I will = je ferai. J’aime ce mot, car il met l’accent sur la volonté du testateur envers le bénéficiaire. La volonté de Dieu qui s’accomplit envers celui qui est bénéficiaire du testament.
Il est d’ailleurs intéressant, mais aussi triste, de constater que ceux qui se disent « réformés », et affirment vouloir défendre si ardemment le principe de la « volonté de Dieu », soient aussi ceux qui sont le plus attachés au terme « alliance ». Pourtant, eux comme tout homme, n’ont jamais réussi à accomplir cette alliance ! Un peu de contradiction ici ?
Pour moi, mon sauveur a accompli l’alliance, il est mort pour moi, et je sais que je recevrai l’héritage, promis dans son testament. Je le sais par la foi en « Sa Volonté » !
Galates 3 : 10-16
Car tous ceux qui s’attachent aux oeuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique. Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. Or, la loi ne procède pas de la foi ; mais elle dit : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, – afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis. Frères (je parle à la manière des hommes), une disposition en bonne forme, bien que faite par un homme, n’est annulée par personne, et personne n’y ajoute. Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

